Le drame du magazine féminin qui sortait du lot…

La semaine dernière j’ai vécu un drame que seules les consommatrices de magazines féminins comprendront : l’arrêt de MON magazine préféré ! Je l’avais découvert un peu avant l’été chez mon esthéticienne et j’avais tout de suite accroché à son concept peu commun parmi la presse féminine ainsi qu’à ses articles pertinents. C’était un magazine féminin ET bio ! Un vrai magazine de fille, accessible à toutes même les non initiés au bio comme je le suis, qui vous faisait découvrir les dernières nouveautés cosmétiques et modes, les dernières études sur les compositions sujettes à controverses, des astuces cuisines, de jolies découvertes humaines et surtout des alternatives aux produits que l’on utilise tous les jours, sans jamais vous faire la morale. Il vous proposait et vous informait en vous laissant toujours le libre choix, avec un vrai regard neutre comme devrait toujours l’avoir un journaliste. Lorsque je m’y plongeais je n’avais pas l’impression de lire des articles écrits exclusivement pour surfer sur la vague du « green », mais réellement des astuces et des découvertes originales qui enrichissaient mon quotidien. C’était le bimensuel en papier recyclé (mais pas cheap) BIOMOOD. Son leitmotiv ? « Le nouveau féminin éco-pratique pour réinventer son quotidien. Ni tarte, ni bobo mais avec conscience. » Et la semaine dernière j’ai appris qu’il avait été suspendu après seulement un an d’existence et cinq numéros parus…

CARNETFEMININ_BIOMOOD_1

Lu sur la page Facebook de Biomood :

« C’est avec beaucoup d’émotion et une immense gratitude pour votre soutien , que nous vous annonçons que le N° 6 de BIOMOOD ne paraîtra finalement pas… L’aventure d’un journal féminin différent , que nous vous avons proposée, marque une pause. Le temps pour l’éditeur Mascotte Médias de repenser son concept  et de renforcer sa structure. Malgrè la crise générale que connaît la presse, Biomood est un concept qui correspond aux attentes de l’époque. Avec ses 1800 abonnés et ses 20 000 exemplaires vendus en moyenne , Biomood a trouvé une petite place. Mais pour que cette aventure soit viable, pour la rédaction et les équipes – toutes bénévoles- nous devons totalement repenser notre structure ! Nous travaillons dès à présent à une nouvelle formule à paraître en 2014, avec une périodicité mensuelle et en bi-média. Tous les abonnés recevront dans les semaines qui viennent une proposition.   La petite équipe de Biomood, vous remercie  de votre confiance et de votre engagement.

A très vite…

Corinne ALLAVENA, Bernard-Xavier PUVINEL, Pascal LARCHE Co-fondateurs de BIOMOOD »

Il reste donc peut-être un peu d’espoir…

Je ne fais pas partie de ces femmes et de ces hommes qui ont pris le parti du tout bio. Bien que je les admire pour vouloir prendre soin de leur santé et de celle de la planète, j’avoue volontiers me préoccuper d’abord du résultat avant la composition de mes cosmétiques. Cependant je cherche tout de même à ne pas tomber trop profond dans les cuves de la pétrochimie et je me satisfais de trouver un maximum de soins qui m’apportent le meilleur à la fois du naturel et de la chimie. Un savant paradoxe que ce mélange, je le sais bien… je continue par exemple d’utiliser des shampoings avec quats (équivalent des silicones), n’ayant pas trouvé chaussure à mon pied dans le tout-bio-tout-clean et des anti-transpirants bourrés d’aluminium car je ne trouve rien d’aussi efficace. Mais avec le temps cela commence à me poser un cas de conscience… j’étais donc très heureuse d’avoir mon Biomood dans mon sac, qui savait si bien me conseiller pour mes choix à venir sans me faire culpabiliser sur mes routines actuelles. J’avais par exemple adoré l’article sur les vernis à ongles du denier numéro [Biomood #, juillet – août 2013, p. 46 à 49] qui présentait entre autre la marque Kure Bazaar pour les désireux d’investir dans des vernis avec la composition la plus « safe » possible (tout en précisant que l’idée d’un vernis bio est une hérésie). Mais qui indiquait aussi, si vous n’aviez pas l’intention d’investir mais plutôt de vous contenter de votre collection actuelle, les teintes susceptibles de contenir le plus de cochonneries (les bleus et verts) et le moins (les couleurs claires). Vraiment, j’appréciais énormément ce libre choix laissé aux lecteurs ainsi que les nombreuses alternatives proposées.

CARNETFEMININ_BIOMOOD_2

De plus, j’avais été séduite par le choix fait pour l’offre d’abonnement en tant que cadeau de bienvenue. Ici il était particulièrement pertinent, en accord avec l’étique du magazine et surtout était vraiment susceptible d’être utilisé (contrairement à un sac en coton type « tote bag » tout moche et pas pratique)… il s’agissait d’un petit kit de quatre carrés démaquillants lavables dans leur trousse de voyage de la marque Les Tendances d’Emma. Ce qui donnait un abonnement à 25,90 euros l’année pour 6 numéros. Je trouvais que c’était une si jolie idée… mais hélas, moi qui voulais m’abonner ce mois-ci ce ne sera pas possible…

Si jamais l’équipe de Biomood passe par ici, sachez que votre magazine manque à de nombreuses femmes et que nous avons hâte de vous retrouver l’an prochain, en espérant que le fond n’ai pas changé ! En attendant je vous suivrais sur votre page Facebook où vous nous avez promis de poster les prochains articles du numéro 6 avorté. #miss you

Carnet Féminin

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