Année 2014 : l’année de la transition ?

« Et si je passais au bio ? Ou du moins au naturel ? »

Cette réflexion ne m’est pas venue comme ça, comme une illumination en me levant un matin, ni en cherchant une bonne résolution valable à tenir pour cette nouvelle année. Non, en fait, cela fait un bon moment que j’y songe, que je me renseigne sur les compositions des cosmétiques et des aliments industriels, sans jamais vraiment avoir eu envie et le cran de sauter le pas…

Pourtant, avant d’en arriver à une surconsommation qui paradoxalement me réjouit autant qu’elle m’étouffe (j’adore collectionner les palettes de fards et tester tout un tas de produits, c’est comme ça, je suis addict et très influençable par les packagings, odeurs, textures, nouveautés… je plaide totalement coupable !), j’avais une vision assez simple et réduite des cosmétiques. En fait, tout à commencer quand après une dizaine d’années avec une acné modérée insoignable et mon entrée à la fac, j’ai voulu trouver des solutions pou paraître plus à mon avantage et camoufler mes complexes, comprenant bien entendu crèmes traitantes en tout genre et surtout fonds de teint, correcteurs, poudres, etc.. Le tout bien consciencieusement empilé et consommé en grandes quantités sans jamais vraiment trouver mon bonheur. D’ailleurs, l’an dernier, j’ai eu à prendre un traitement assez fort qui m’a bien aidé mais hélas tout est rapidement revenu après son arrêt. Et quand ma dermato m’a parlé du Roaccutane comme dernière solution, j’ai cru qu’on me proposait enfin le Saint-Graal ! Et puis j’ai commencé à me renseigner sur la composition du fameux médicament et ses effets secondaires et là ce fut le drame : pas question pour moi de prendre un produit destiné à l’origine au traitement du cancer (et dont on a découvert par hasard qu’il avait une certaine efficacité sur l’acné) et surtout susceptible de me faire jeter par la fenêtre en me provoquant un bon gros coup de déprime.

J’ai été tellement catastrophée par les témoignages sur le Roaccutane que j’ai commencé à me dire qu’il n’était certainement pas si aberrant que cela que beaucoup de personnes fassent autant attention à la composition de leur alimentation, compléments alimentaires, médicaments ainsi que cosmétiques. Après tout, tout ce que l’on met sur sa peau finit aussi par passer plus ou moins dans notre sang, non ? En fait, si je n’étais pas arrivée en ville à l’âge de 18 ans, je n’aurai certainement jamais eu besoin d’en arriver là pour me poser cette question. J’ai en effet été élevée à la campagne où je mangeais les légumes bios du jardin, la viande élevée en plein air du paysan du coin, où la seule crème qui trônait dans la salle de bain était un pot de Nivea et où l’on se soignait le plus possible avec les simples ramassées dans le verger. Je n’ai jamais aimé les fast food et n’ai connu les produits industriels alimentaires qu’à l’âge de 9/10 à la cantine (un comble quand on y pense). Ce sont donc des choses qui font à l’heure actuelle toujours échos en moi mais que j’ai eu tendance à délaisser pendant mes études, découvrant des choses inconnues dont certaines sont devenues des addictions (cosmétiques, caféine,etc.).

Et puis, comme beaucoup de français, l’on m’a au fil des années découvert des allergies, de plus en plus, qui me font réfléchir à mon environnement de vie et à mes choix cosmétiques et alimentaires. Alors aujourd’hui je me dis : pourquoi ne pas essayer de faire ce qui me paraît le meilleur choix sur le long terme et surtout selon ce qui est sensé être le mieux et le plus sain pour moi ?

Loin de moi de vouloir devenir un « taliban » du biologique (les amateurs du Pr. Henri Joyeux noteront l’allusion), mais j’ai envie de prendre un peu plus soin de mon corps, surtout après une période où j’ai été assez malade (mais tout va à nouveau très bien, je vous rassure). J’ai envie de me bichonner en adéquation avec mes convictions actuelles qui sont en train d’évoluer et de s’affirmer mais je ne renonce bien entendu pas à finir mes stocks de produits à la composition toute moisie, tout comme je ne m’interdis pas d’acheter du « conventionnel » si l’envie m’en prend. Je pense surtout au maquillage, j’ai déjà assez de difficultés à trouver une teinte de fond de teint qui soit assez clair pour ma carnation, maintenant que j’ai trouvé je ne me vois pas tester à nouveau des milliards de produits naturels pour retomber dans la même galère. De plus, les après-shampoings sans silicones sont une véritable horreur sur mes cheveux très longs et décolorés. Et si par le plus grand des hasards une crème peu « safe » pouvait me faire passer mon acné, je l’achèterai et l’utiliserai volontiers. Bien que je pense vraiment qu’une vie plus saine ne peut qu’améliorer les choses, le chimique n’ayant que trop peu fait ses preuves jusqu’à présent.

Et vous qui me lisez en ce moment, avez-vous aussi entamé une transition vers les produits et soins bios et naturels ? Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ? Qu’est-ce qui vous a aidé ? Et surtout par quoi me conseillez-vous de commencer pour l’aborder avec douceur et surtout me permettre de la tenir ?

Carnet Féminin

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